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 [Plateau 1] Récits d'Ahn'Qiraj

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MessageSujet: [Plateau 1] Récits d'Ahn'Qiraj   Ven 3 Fév - 8:23

Les récits de l'armée d'Ahn'Qiraj (jouée par Tristan sur le plateau n°1)
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Jim

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Messages : 1541
Date d'inscription : 28/01/2012

MessageSujet: Re: [Plateau 1] Récits d'Ahn'Qiraj   Lun 5 Mar - 9:02

Il y a longtemps, dans un autre monde...

Les coups de marteau de fer résonnaient dans les tréfonds de la terre, accompagnés des bruits sourds du feu soudant les plaques d'armure sur l'immense silhouette noire. Les grondements suivirent le vacarme, alors que des tête de dragons étaient élancées vers la silhouette et plantaient sauvagement d’immenses clous sur la plaque, allant déchirer la solide chair. Les coups, brûlant des vapeurs provoquées par les flammes de la vaste industrie enfouit dans les profondeurs de la terre, arrachèrent un hurlement à l'aspect de la terre aux ailes terrifiantes, sous le regard docile des gobelins travaillant avec acharnement aux exigences de Neltharion. Le dernier coup de marteau annonça la fin de l'assemblage, et dans une rage prodigieuse, le dragon se souleva, et s’élança dans les hauteurs du monde, alors vint le chaos... Le coeur du maelström s'effrita brutalement, et les bâtiments d'industrie s'effondrèrent sous la roche se brisant et s'emportant, jusque la lave elle même remontant et dévastant tout sur son passage, emportée par le battement des ailes du monstre jusqu'à la surface du monde. La terre trembla, et le coeur furieux se fissura, brisé par la férocité sans précédent de la bête divine, là, le cataclysme fit son oeuvre à travers le monde...
Et lorsqu'il eut calmé sa volonté de destruction, il ne restait plus au coeur du monde qu'une fissure béante, illuminée sous un silence de mort, et le chaos de l'effondrement apocalyptique. Un long silence, un long calvaire, qui n'était que prélude au pire, alors de cette lumière comparable au brûlant soleil venu des entrailles de la terre, une vague noire en sortie, et l’éteignit sous son imposante épaisseur. Alors survint le rugissement, et la vague noire se déploya dans les entrailles déchirées, jusqu'à ne laisser qu'un vide béant, engloutissant la roche et la lave, les ruines et les corps déchiquetés et brûlés, sans distinction...

Il y avait un trou noir dans le le coeur du monde.

...

Il y a des mois, dans un autre monde...

"Oyez oyez nobles citoyens, venez écouter la grande nouvelle de cette année d'effroie! Aile de mort, le destructeur, a été terrassé! Les héros du monde, soutenant les grands aspects, ont vaincus celui qui prônait la fin de nos patries! Gloire aux champions! Gloire à l'alliance!"

Le crieur courait dans les rues de Hurlevent, annonçant la bonne nouvelle. Elfes, gnomes, nains, hommes, et même Draëneï, tous tendaient l'oreille et lancèrent divers commentaires, dans la vie grouillante de la capitale. Parmi eux, une silhouette noire avançait, d'apparence proche d'un humain et pourtant aussi grand qu'un Draeïneï, large et imposante, le visage dissimulé sous une grande capuche rattaché à un grand et très large manteau noir, se reflétant de couleurs violacées, teinté de touches argentées prestigieuses, laissant penser à une appartenance de cérémonie. Les mains couvertes de gants noirs jointes sous les manches du manteau, il avançait en direction du port, passant par la place de la cathédrale où de nombreux yeux inquisiteurs, méfiants, même hostiles furent attirés vers lui, tous troublés par l'absence et le vide dégagé de cet individu mystérieux, qui ne prêta pas attention aux concernés.
Il ne fallu pas longtemps à cet individu pour rejoindre le port, où se mêlait le son des mouettes et les voix des matelots attelés à la tâche, alors que le phare, élevé au loin, indiquaient aux navires la direction a suivre. La silhouette descendit les nombreuses marches, et se dirigea à l’extrémité ouest, posant le pied sur le ponton menant au navire à port, dans lequel grimpait toutes sortent de voyageurs, le capitaine elfe s’écriant : "Embarquement pour Sombrerivage, tout le monde à bord!"

...

Il y a des mois, dans un autre monde...

Grandes, majestueuses, enfouies sous la terre...

Les grottes du temps, ainsi qu'elles furent nommées, se montraient au regard voilé de l'imposante silhouette noire, descendant dans les profondeurs. Le temps passa, n'existant qu'à l'instant où il se mettait a se fendiller, avançant toujours, inlassablement, incontrôlable...
Et la silhouette arriva enfin, devant le passage, l'accès au pouvoir divin du temps, faisant défiler les âges et les paysages. Elle s'approcha, avec tranquillité, avec silence, et alors qu'elle n'était plus qu'à quelques pas de toucher le passage, celui-ci se mit a vibrer brutalement. La terre se mit a trembler, et la poussière tomba des roches effritées, alors qu'un immense dragon, les ailes d'une taille inégalable se déployant, sous l'avancée de la bête aux grands yeux furieux, et la gueule pleine de puissants crocs que l'on pouvaient imaginer indestructibles, dirigés vers la silhouette noire. Le dragon s'arrêta au dessus de lui, et sa voix se mit a faire écho avec force et intensité, jusque dans les plus profondes parcelle de chaque matière, afin de s'y imposer sans rivalité.

- Reculez, immonde créature! Cette accès vous est prohibée, à vous et votre engeance des ténèbres! Ainsi que moi, protecteur du temps l'ai décidé.

Les nasaux du dragon colérique soufflèrent agressivement vers la silhouette, qui ne bougea pas, répliquant avec surprise d'une voix toute aussi puissante, et pourtant infiniment plus grave, dont l’écho résonna avec une force rivale au grand dragon.

- Nul besoin de vos avertissements futiles, bête asservie. Il n'est nul endroit qui ne soit interdit à celui qui porte l'essence de la destruction, quelque soit les pouvoirs que vous ont conférés les agents du panthéon.

Le dragon rugit, plus furieux encore, et approcha sa gueule de la silhouette.

- Ceci est mon dernier avertissement, monstre! Disparaissez, ou vous je vous détruirais à jamais, ici et dans tous les âges!

- Ainsi en eut il été décidé... votre pouvoir, sera le mien à présent, esclave.

Un grondement survint, englobant l'espace et la matière dans une écho bien plus massif, alors que la silhouette se brisait en son sein, de sombres tentacules ténébreuses se déployant alors se dissipait en une vague noire toujours plus grande, sous les yeux du dragon qui rugit jusqu'à en faire trembler les fondations des grottes, s'illuminant.
Les petites pattes solides du scorpion grattèrent le sable, rythmées au son de la brise du vent, sous un soleil de plomb. Le silence était de mise, alors que la petite bestiole s'agrippait au sol, près de l'entrée des grottes, vers lesquelles il semblait attiré, peut être par attraction, ou simple curiosité.
Un grondement survint des profondeurs, effrayant la bestiole qui tenta de s'enfouir dans la sable à toute hâte...
Une erreur alors, tandis que le sol se mit a trembler violemment, en un séisme dévastateur, et la terre se souleva, telle une immense vague, avant de retomber, et d'être englouti par les profondeurs, ainsi que l'entrée menant aux grottes. Depuis Gadgetzan, les gobelins et voyageurs perçurent avec netteté le bruit d'un immense grondement. Affolés, tous coururent vers la sortie sud, et purent apercevoir de loin la terre imploser et s'engloutir dans un immense cratère béant, alors tous furent prit d'effroi à cette vision spectaculaire.

- Qu'est ce que ce truc?! Clama un gobelin, observant les yeux grands ouvert la scène.

- Ce sont... les grottes du temps... par tout ce qui nous est cher...

Le gobelin leva les yeux vers l'homme qui lui avait répondu d'une voix choquée, un mage, revêtant une armure sertie d'enchantements du Kirin Tor. La petit être vert baissa les yeux, et après un temps marqué par les hurlements de panique parvenant de tous les cotés, il rétorqua d'une petite voix : "Je le sens mal...".

...

Il y a quelques mois, dans un autre monde...

- Alexstrazsa!

Une silhouette elfique mâle accourue vers Alexstrazsa, effrayée et essoufflée, s'arrêtant devant la reine sous forme elfe également, elle même semblant attendre, se tournant dos à l'horizon au sommet du temple du repos du ver, pour observer son compagnon qui tombait sur un genou, dans sa longue robe de cérémonie.

- Qu'en est il Korialstrasz?

- Nozdormu a bel et bien été englouti, Ysera et Kalecgos ont été consumés de même, l'oeil de l’éternité et le Nexus n'existent plus, les vols sont en train de se faire exterminer, et beaucoup de nos propres frères et soeurs sont tombés. Il faut se rendre à l’évidence, nous ne pouvons plus l'arrêter.

L'elfe se releva, inspirant profondément, avant de poser les yeux sur la lieuse de vie, qui abordait un regard triste et abattue, serrant les poings avec désemparement.

- Comment est-ce possible? Comment a t-il pu obtenir autant de pouvoirs en si peu de temps....

- Les grottes du temps mon amour, une fois sous son unique contrôle, a t-il a pu retrouver l'âme du démon et le consumer. Nozdormu a tenté de l'en empêché, mais il n'y est pas parvenu, il a sans doute pour se régénérer en se nourrissant dans les mondes sous-marins à notre insu. Mais il n'est pas là la question, il faut partir d'ici avant qu'il ne vienne vous chercher!

La lieuse ne bougea point, abaissant le regard avec impuissance, puis releva les yeux, portant la marque d'une détermination désespérée.

- Si les titans ont décidés de nous abandonner à notre sort, alors nous lutterons seuls. Il nous retrouvera, Korialstrasz, il nous retrouvera et nous détruira. Fuis avec les autres vers l'Outreterre, si il parvient a me vaincre, alors il nous pensera anéantis, et tu pourras trouver un moyen de mettre fin à son immondice dans l'autre monde.

- Non! rugit l'elfe. Il ne peut en être ainsi, nous combattrons ensemble, et nous le vaincrons au nom de nos convictions qui nous ont amenés jusqu'ici!

- Ce n'est pas un ennemi fait de chair et de sang mon amour. Ce n'est pas un ennemi que l'on peut détruire, il n'y a pas d'autre issue que la diversion, et tant que je serais en vie, il n'aura de cesse de vous pourchasser, tous, ici et dans d'autres temps.

La terre se mit alors a trembler, et le temps sembla s'arrêter, sous l'assombrissement du temple, prit dans les ténèbres qui montèrent jusqu'au ciel, et voilèrent la lumière du soleil, dans une nuit noire et oppressante. La terre s'effrita, et les murs du temple se fissurèrent sourdement, couverts par un grondement lourd et puissant.

- Vas t-en Korialstrasz, répliqua la lieuse en fixant les yeux de son compagnon. C'est mon combat, nous nous retrouverons... dans ce monde ou dans un autre.

L'elfe contempla sa compagne un instant avant de l'embrasser dans une dernière étreinte douloureuse, reculant ensuite alors qu'un portail s'ouvrait dans l'espace, l'englobant et se refermant sur lui, disparaissant.

- Nous y sommes, savoures cette victoire immondice, le temps viendra où tu devras subir les conséquences de la vie....

La lieuse ferma les yeux, et attendit, alors qu'une immense vague noire engouffrait le temple, jusqu'à le consumer tout autour d'elle, étouffant des cris de terreurs, s'approchant toujours plus de la dragonne, qui n'exprima ni crainte, ni appréhension, attendant ainsi en relâchant un dernier soupire serein.

...

Il y a quelques jours, dans ce monde...

- Mon maitre.

Un grand orc arrivait à pas lourds, revêtit d'une large et lourde armure noirâtre, ternie, sa propre peau alors noire comme cendres, les yeux non plus injectés de sang, ni prit de pupilles.... simplement noirs, noirs comme les ténèbres, vides. Il entra dans une salle immense, plongée dans des ténèbres que seul un grand nombre de torches sculptées à l’architecture d'Ahn'Qiraj, alignées sur chaque mur avec précision, éclairaient. La salle s’élevait jusque très haut, rendant le plafond invisible à l'oeil tant il était haut et sombre, quand aux murs, imposants et puissants, taillés dans l'argent sombre et le fer, ils étaient recouverts d'inscriptions proches des runes, de grande taille, sur chaque parcelle de leurs surfaces. Au bout de la salle, un grand trône de fer, parsemé tout autour de lourds piques redoutables, s’élevait au dessus dans grands escaliers. Sur le haut dossier, était sculpté un anti-pentacle aux formes courbées, laissant croire embrasé de flammes ardentes, semi-caché par la grande silhouette noire au corps couvert d'un grand manteau sombre, se reflétant de couleurs violacées, teinté de touches argentées prestigieuses, laissant pensée à une appartenance de cérémonie. Droit, les mains couvertes de gants noirs posées sur les accoudoirs froids, il observait approcher l'orc, au centre de l'immense salle où grouillaient d’innombrables scarabées tout aussi sombres que le reste et de toutes sortent de tailles, certains minuscules, alors que d'autres faisaient plusieurs fois la taille de l'orc.

- Où en sont les opérations?

La voix de l'être, infiniment grave et puissante, faisant écho, couvrant les grouillements et le bruit des pas métalliques de l'orc qui posa un genou à terre, le regard rivé sur le sol, prosterné devant son dieu.

- Ainsi que vous l'aviez prédit, votre inégalable volonté s’étend et s'apprête a corrompre la terre et le ciel. Ainsi que vous l'aviez décidé, les démons tomberont sous nos coups et les forteresses se renforceront sous notre domination. Ainsi que vous l'aviez ordonné, vos vastes armées se rassembleront afin d'anéantir les faibles mortels et entreprendre la construction de votre empire, mon maitre. Ainsi que vous l'aviez attendu, les mages approchent de nos terres avec la stupide croyance de pouvoir vous égaler. Ainsi qu'il en fut imposé, le troclon approche est en marche.

L'orc resta de marbre, alors qu'Anubis se penchait vers lui, lentement.

- Brisez ceux qui ont l'impudence d'approcher nos frontières, et éliminés ces démons perdus, je ne pourrais tolérer que quelques insectes mettent leurs nez dans mon futur empire.

- A vos ordres mon maitre, qu'en est il du S'kyr'i'on? Les sectateurs disent qu'il est capable de parler, et pourrait devenir une gêne... une gêne qui ne fera pas long feu devant votre implacable grandeur.

L'orc se rattrapa avec hâte, baissant encore plus la tête, au point de se tordre le coup.

- Laissez le gaspiller sa salive, il n'est rien. Il ne fera que mener les êtres inférieurs vers leur perte.

- Selon votre volonté mon maitre.

Anubis se redressa sur son trône, alors que l'orc se levait sur ses jambes, resté courbé tête baissé, et reculait jusqu'à la sortie, les grandes portes se refermant dans un bruit sourd d'elles même, le claquement raisonnant dans l'ensemble de la forteresse, plombé du vacarme des armes se forgeant et des hurlements de rage.

...
Le ciel était sombre au dessus des terres Qiraji....

Depuis la prise de pouvoir implacable du seigneur Anubis, l'ordre avait été rétabli et la machine de guerre lancée sur des milles et des milles... à la prévision d'une progression toujours plus eloignée, une armée toujours plus puissante et une économie toujours plus développée dans un avenir proche. La colère du seigneur s’autoproclamant dieu était annoncée, et dans les rangs d'orcs et de Qiraji de la "nouvelle horde", il n'était place pour la peur, la crainte ou la feignantise.

D’épais nuages non-naturels recouvrèrent les régions du sud de Kalimdor et masquèrent le soleil, si grands que les survivants du Nord pouvaient les apercevoir, ralliant de furieux éclairs qui frappaient ici et là, avec la force du ciel. De sombre heures se profilent à présent, et un empire comme l'on en avait vu depuis longtemps s'apprête a naitre, sous la perception terrifiée des oracles. Quand aux quelques pertes... ce n'était rien, rien de plus que ce qui était prévu dans le grand dessin.
L'armée elle, se formait aux les portes de la forteresse, en vaste lignes, sous les hurlements rageurs d'un grand et massif orc, la peau de cendre craquelée, et montant un imposant scarabée, avec à la main, une monstrueuse hallebarde plus grande encore, qu'il leva en hurlant après les troupes stoïques, marchant à l'unisson au rythme terrifiant des tambours de guerre. Et depuis sa grande capitale, le dieu observait de loin, le regard perçant les montagnes et la distance, s'élevant au dessus des terres et dans le ciel, surveillant avec attention la construction de son empire, un empire qui à présent... semblait inégalable.

- Nosolok'mak'tu! Lok'Thar Ogar!



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"La Souffrance a forgée les grandes âmes. Les personnages les plus éminents portent en eux de lourdes cicatrices".
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